Interview
sur BBC Radio 2 avec Paul Gambaccini le 18.12.04
Merci
Bibi d'avoir pris le temps de traduire cette interview
Bonsoir tout le monde, ici Paul Gambaccini sur BBC
Radio2 pour une émission ‘Sold on Song’ spéciale avec
George Michael. Il a enregistré trois performances pour
nous; nous sommes dans les Air Studios à Londres,
Hampstead pour être précis, dans le nord de Londres. Pas
loin du coin où George a grandit et dont il parle dans
sa chanson Round Here.
(Round Here)
Round Here
par George Michael donc pour commencer cette édition
très spéciale de ‘Sold on Song’, exclusivement sur BBC
Radio2. Je suis Paul Gambaccini et la personne à mes
côtés est George Michael.
Paul Gambaccini:
Salut George !
George Michael:
Salut, comment vas-tu ?
PG:
Très bien, merci. Cette chanson provient de l'album
Patience, et c'est l'une de mes préférées sur
celui-ci, à la fois pour la qualité des paroles mais
aussi pour la qualité de la musique. Au fait, peux-tu
nous dire qui des paroles ou de la musique est venu en
premier ?
GM:
Je pense que c'est la musique d'accompagnement. Ces
temps-ci, les paroles viennent en dernier. Autrefois, la
musique et les paroles venaient "main dans la main".
Quand j'étais enfant; à peu près à l'âge de dix-huit,
dix-neuf, vingt ans; la mélodie et les paroles venaient
liées. Et, partant du fait que ce qui me branchait
c'était les trucs qui accrochaient ainsi que cette
véritable envie de marquer les esprits, j'avais
l'habitude de conserver seulement dans ma tête l'air
auquel j'avais pensé car j'avais le sentiment que si je
ne m'en souvenais pas ce ne serait pas un tube. Alors
que je comprends désormais qu'avec le temps tu peux
oublier quelques unes de tes meilleures idées. Parce que
celles-ci ne te restent pas nécessairement en mémoire,
je note la musique d'accompagnement avant d'écrire une
chanson. Une grande partie des airs que je crée,
simplement en vertu du fait que je suis un piètre
musicien en matière de prouesses techniques, est assez
simple car c'est basé sur une musique d'accompagnement
qui n'aurait pas pu être créer par un groupe de
personnes juste assis et bloquant; je construit
littéralement, de manière à ce que mon travail naisse.
Il doit y avoir quelque chose de relativement hypnotique
concernant ma sensation vis-à-vis de la musique
d'accompagnement. En d'autres termes, il faut que cette
sensation représente 50% de la chanson. Et de par le
fait que je ne suis pas capable d’autant de prouesses
musicales que cela, le gros du travail est donc vocal.
PG:
Deux chansons de l'album: Round Here et My
Mother Had a Brother, ces deux-là sont très
autobiographiques. A quel moment t'es-tu dit: "Cette
partie de ma vie convient à cette chanson" ?
GM:
Pour Round Here, il me semble que j'ai juste
pensé que ce petit fond de guitare avait quelque chose
de légèrement poignant à propos de ma vie et se prêtait
volontiers à la nostalgie. En règle générale, ce
qui ce passe c'est que je vais me concentrer sur
diverses choses que je vois soit dans ma vie, soit à la
télévision, ou peu importe, et c'est comme si j'avais
une sorte de classeur de mes pensées que je ne commence
vraiment à feuilleter que lorsque j'écris. Mais alors,
quand je suis dans le studio, quand j'ai écrit la
musique d'accompagnement par exemple, ce que je fais à
chaque fois c'est que je fais et refais le tour de cette
musique d'accompagnement et je me met à prononcer un
charabia, mais réellement un charabia. C'est plus une
espèce de charabia musical et lyrique, je me plonge dans
une sorte de monologue intérieur jusqu'à ce que quelque
chose me vienne à l'esprit. C'est ce qu'il s'est passé
pour Jesus to a Child par exemple - je pense que
c'est mon titre préféré de tout mes albums - et ceci
vient comme cela. C'est aussi le genre de chose qui
n'arriverait pas s'il y avait quelqu'un dans les
environs. J'envoie tout le monde dehors, je me sers de
la machine qui enregistre mes paroles et je m'en sers
complètement moi-même, je fais toutes mes propres
retouches et le reste. J'envoie tout le monde dehors
quand je commence à travailler, mon corps rempli toute
la salle, littéralement, et mon monologue intérieur ou
charabia serait si embarrassant si vous étiez réellement
amené à l'entendre; c'est dans cette état que je
commence à saisir les mélodies et les paroles, et
qu'enfin je relie toutes les choses auxquelles j'ai
pensé pendant tout ce laps de temps pour donner au final
quelques idées pour une chanson. A aucun moment je
m'assoies et me dis: « Bon! Qu'est-ce que je vais bien
pouvoir écrire ? » Jamais.
(Jesus
to a Child)
PG:
My Mother Had a Brother, c'est si humain, si
vrai, et si personnel. As-tu ressenti que c'était
courageux de la faire ?
GM:
Ce fut courageux d'un point de vue personnel, pour être
honnête. Puisque je sais par exemple que, même s'il n'a
rien dit, mon père n'est pas très ravi de cette chanson.
Et j'ai en fait attendu pour l'écrire; j'aurais pu le
faire il y a des années, car ça fait longtemps que je
connais cette histoire, cependant j'ai toujours pensé
que la sœur aînée de ma mère aurait été vraiment blessée
par cette divulgation de secrets de famille, pour ainsi
dire. Elle nous a quitté au début de l'année dernière et
l'idée d'écrire la chanson ne m'a traversé l'esprit qu'à
ce moment, et c'était alors la raison pour laquelle
j'étais en train de l'écrire. Mais également, c’est très
important pour moi parce que, d’une étrange façon, c’est
à propos de ma mère et de sa relation avec moi. Parce
que je crois dur comme fer que ma mère a sentit que
j’étais gay, car les mères sentent cela ; je pense
qu’elle l’a probablement sentit quand j’étais très jeune
et, même si je ne pensent pas qu’il y avait une once
d’homophobie en elle, son expérience de l’homosexualité
venait du fait qu’elle pensait que son frère était gay
et que cela avait peut-être largement contribué à la
raison qui le poussa à penser qu’il ne pouvait plus
vivre dans ce monde, n’oubliez pas que c’était dans les
années 50. Quant à cette chanson, le fait que celle-ci
parle de ce que sont les meilleurs choses pour la
communauté gay et pour moi en tant qu’individuel, c’est
pratiquement une façon pour moi de dire à ma maman que
je comprend pourquoi elle a eu peur. Car il y avait des
moments dans mon enfance où elle était au courant de
quelque chose que moi non, prenez cela dans son
contexte ; je ne pouvais pas savoir, du moins je ne
pense pas, mais c’est ma manière de lui dire que je
comprend. Je réalise que ma mère a vécu cela avec son
frère et que c’est pourquoi elle aurait pu être nerveuse
à l’idée que son fils puisse être gay. Pour tout cela,
cette chanson représente beaucoup pour moi.
(My Mother Had a Brother)
PG :
Venons-en maintenant aux chansons que tu as préparées
pour nous, et la prochaine que nous allons écouter est
l’une d’entre elles, à savoir une reprise de Joni
Mitchell.
GM :
C’est cela. Je suis un enfant des Seventies et je crois
que les paroles devraient être aussi importantes par
rapport à ce que l’on fait, et devraient refléter la
vérité et la beauté absolument telles que les gens
présumaient que cela était nécessaire dans les Sixties
et les Seventies, et cela ne se séparait pas de la
musique. Ce qui m’a intéressé avec Joni Mitchell, c’est
qu’elle venait de cet idéal des Seventies ; les paroles
sont absolument aussi importantes que le reste sur ses
albums. De plus, ses paroles sont, je pense,
incroyablement visuelles. Si vous prenez vraiment le
temps d’écouter, petit à petit vous formez un
environnement, ou une pièce pleine de gens, ou encore
une situation particulière, et Joni vous en peint chaque
détail, ce qui est quelque chose que je ne fais pas du
tout, ce n’est vraiment pas mon style mais c’est quelque
chose que je considère comme intrinsèque à Joni
Mitchell, et c’est absolument représentatif du type de
musique avec laquelle j’ai grandit.
PG :
Ecoutons cette chanson : Edith and the Kingpin.
(Edith and the Kingpin)
PG:
Vous
écoutez ‘Sold on Song’, spécialement sur BBC Radio2. Je
suis Paul Gambaccini avec George Michael qui vient juste
de réaliser une reprise exclusive de Edith and the
Kingpin de Joni Mitchell. Une raison particulière
pour ce choix ?
GM :
Simplement parce que c’est ma préférée je pense. The
Hissing of Summer Lawns est un album étonnant qui
est écrit assez majoritairement à propos de Los Angeles.
J’ai acheté cet album quand je vivais justement à Los
Angeles et il y a des phrases incroyables dedans ; nous
l’avons tous été, nous nous sommes tous déjà retrouvé
dans notre lit en pleine nuit incapable de dormir, et
dans un hôtel, c’est très souvent le cas dans les
hôtels, à écouter le mécanisme de l’immeuble parce que
vous pouvez en fait encore entendre tout ce qui s’y
passe ; et il y a une phrase dans cet album où Joni
dit : « l’engrenage dans les murs ronronne une
mystérieuse chanson… », et je me suis dis : « Wouah,
c’est tout à fait ça, non ? ».
PG :
En
effet. Il y a quelque chose pour laquelle Joni est
connu, et je pense que tu le fais un petit peu dans
cette chanson, c’est le fait que tu parviennes à rendre
ta voix chatoyante, mélodieuse.
GM :
Ah,
vraiment ?
PG :
Non.
(Rires) En fait, si tu voulais dire quelque chose de
plus modeste, tu pourrais plutôt dire que ta voix
tremble dans cette chanson. Tu sais, quelque chose
comme : « Sous un beau jour ensoleillé, l’eau
miroitait… ». Peu importe, ce qui est évident, c’est que
tu es compatible avec cette chanson.
GM :
Et
bien, ce que je fais en travaillant une note de chant,
et encore ne pensez pas que je comprenais déjà cela
avant mais aujourd’hui je pense que c’est le cas, c’est
que, et c’est sans doutes parfaitement et totalement
représentatif de qui je suis en tant que personne, je
pense que le masculin et le féminin se combattent l’un
l’autre à chaque instant pour chaque parole que je
chante. Et vous entendrez, littéralement, que je peux
faire cela dans un mot ; l’intention de ce mot se situe
là où je trouve cet équilibre entre masculinité et
féminité. Si quelque chose est suggéré avec agressivité,
cela à tendance à être chanté avec une approche beaucoup
plus masculine ; mais si la fin de cette phrase
m’apparaît être quelque chose que je perçois comme plus
sensible, alors ça deviendra quelque chose de beaucoup
plus féminin. Je suis en effet naturellement semblable
parfois à une grande fille, et c’est juste la façon dont
on m’entend sur les albums. C’est ma façon d’expliciter
l’émotion ; c’est presque identique à ce vieux truc soul
où tu peux chanter une femme dans son lit pratiquement
en chantant comme une femme.
PG :
Un
peu comme Marvin Gaye à qui Holland/Dozier/Holland
disait : « Chante plus haut, les femmes adorent ».
GM :
C’est vrai. Les femmes trouvent cela très sensuel. Dans
la musique Pop, il y a des choses qui expriment certains
faits, comme Last Christmas par exemple : mon
Dieu, on a l’impression d’entendre une vraie grande
fille ! Mais c’est presque dû au fait qu’il y avait une
certaine part en moi qui voyait pratiquement cela comme
un des ces vieux disques produit par Spector. Et le réel
sentiment à ce propos est si faible, si vous y pensez,
mais je pense que c’est de là que cela provenait. Et de
l’autre côté, il va y avoir quelque chose d’autre qui,
je le pense, n’a pas de place pour la sobriété et la
féminité, et ce sera chanté dans un ton différent. Mais
je pense que ces deux façons de chanter me représentent.
PG :
Il
existe un moyen qui pourrait améliorer ta façon
d’écrire.
GM :
Oh,
que veux-tu dire ?
PG :
Il y
a le moyen général qui permet à tout le monde
d’améliorer sa façon d’écrire et c’est du point de vue
des paroles. Mais l’autre qui te concerne, c’est du
point de vue de la production instrumentale.
GM :
J’ai
pensé à la possibilité d’apprendre à jouer correctement
du piano car j’ai toujours laissé de côté la théorie, et
ceci de manière parfaitement intuitive ; et j’ai
pourtant étudié la théorie musicale à l’école, mais,
chose étonnante, j’ai carrément tout rejeté par la
suite. De la plus étrange des manières, et je le jure
devant Dieu, je ne pourrais toujours pas faire le lien,
sur une guitare, entre les cordes et les notes. Je ne
pourrais pas vous dire tant de choses basiques que cela
à propos de la théorie musicale, tout simplement parce
que j’avais ce sentiment vraiment inné que plus
j’engrangeais de la connaissance, moins je passais de
temps à composer ; et moins je cogitais sur un clavier,
moins j’avais de chances de découvrir un truc très
original. Cela me fait penser à d’autres
auteurs-compositeurs que j’ai entendu, et je sais qu’ils
ont fait de la théorie musicale et que ça leurs sert
parce qu’ils savent comment composer, ils savent où
l’accord se trouve, ils savent où la prochaine cadence
doit être, ou bien où elle peut être, ou encore de
quelle manière cela devient efficace ; tout ceci opposé
au simple fait de littéralement se creuser la tête
au-dessus d’un clavier, presque de façon puéril, et de
trouver quelque chose qui t’inspire. Je pense
qu’aujourd’hui, arrivé où j’en suis, la théorie
m’aiderait sans doutes à explorer de nouveaux horizons.
Néanmoins, je ne suis pas encore tout à fait sûr.
PG :
Tu
as enregistré une version de Praying for Time
spécialement pour nous, j’en déduirais que c’est toi le
pianiste.
GM :
Tu
plaisantes, non ?
PG :
Oh !
GM :
Je
ne peux pas jouer du piano comme cela. Non, c’est mon
directeur musical.
PG :
Bon,
écoutons-là, ici sur BBC Radio2 dans le ‘Sold on Song’
spécial George Michael.
(Praying
for Time)
PG :
Il y
a une phrase dans cette chanson sur laquelle je me suis
toujours posé des questions puisque, selon moi, elle
possède un double sens, c’est : « Charity is a coat
you wear twice a year… » (La charité est une
veste que tu portes deux fois l’an). Donc, soit
c’est…
GM :
Ce
n’est pas le sens littéral, c’est l’autre.
PG :
En
effet !
GM :
Oui,
la charité est une chose avec laquelle on se protège,
dans le sens où cela te donne bonne conscience et te
réchauffe le cœur deux ou trois fois l’an. Autrement
dit, les associations caritatives telles que ‘Comic
Relief’ et ‘Children in Need’ par exemple, tu leurs
envoies un petit billet et te dis : « Hum, n’ai-je pas
bon cœur ? ». Tu vois ce que je veux dire ? Je ne crois
pas en cela. Je sais de source sûr qu’il y a moins
d’argent parvenant à la charité puisque celle-ci est
partout maintenant, cependant c’était aussi le cas avant
qu’elle ne soit partout. Bien sûr, la charité est
partout en Angleterre depuis les Live Aid/Band Aid, et
était bien établit en étant déjà au départ un aspect
cynique du business Américain. Ce qui explique la raison
de cette fantastique juxtaposition d’une quarantaine de
musiciens Anglais d’aspect assez violent, un Dimanche
matin à Notting Hill, et six mois plus tard vous avez
We are the World qui se trouve complètement à
l’opposé. Mais en effet, la charité, selon moi, n’est
pas quelque chose qui devrait être envisagé comme
occasionnel, comme un événement annuel. La charité n’est
même pas nécessairement une question d’argent, c’est une
question de générosité.
(Fastlove)
PG :
Vous
écoutez ‘Sold on Song’ spécial George Michael sur BBC
Radio2. Ici Paul Gambaccini et nous sommes sur le point
d’entendre une version d’une chanson des Isley Brothers.
Tu m’as dis à part que tu étais surpris que beaucoup de
gens ne pigent pas que…
GM :
…que
les Isley possèdent une telle influence. C’est moitié
Pop, moitié RnB, l’un n’étant pas dénigré par l’autre,
et cela représente une part énorme de ce que j’essaye de
faire. Mais également cette prestance, cette simple
prestance vocale, cet homme chantant avec cette profonde
chaleur, cela m’a beaucoup influencé. Et comme je l’ai
dis, par rapport aux sons extraordinaires comme ceux
chez les Isley, mon avis est qu’il y a un élément de
Fastlove qui sonne comme chez eux, dans la manière
dont les mélodies sont construites ; et cela simplement
parce que je les adorais quand j’étais gamin et c’était
l’une des premières choses que j’écoutai. Un de mes tout
premiers souvenirs était Summer Breeze par les
Isley Brothers que j’entendis alors que j’étais à
Chypre, j’avais sept ans. Mais en effet, je trouve
intéressant le fait que personne n’ait jamais remarqué
cette immense influence parce que je la trouve assez
évidente.
PG:
Ecoutons donc For the Love of You
(For the Love of You)
PG:
Tu
m’as fais part de la chanson qui, selon ta propre
génération, te représente le mieux, et bien sûr
Careless Whisper est choisi
année après année comme ta meilleure chanson. Est-ce une
surprise pour toi ? Ou t’es-tu dis : « Oui, c’est la
meilleure que j’ai faite » ?
GM :
Et
bien, j’ai toujours pensé : « Mon Dieu, il y a une
quantité de gens qui doivent se reconnaître dans cette
chanson, à savoir tromper leur partenaire ! ». Car, non
pas que je le sache, mais de toutes manières je ne
saisis pas pourquoi il y a un tel engouement. Je
reconnais que c’est une chanson Pop très bien construite
et croyez-moi, ce fut composé très doucement ; et comme
le ferait un enfant de dix-sept ans, je l’ai crée point
par point avec Andrew. Seulement, j’ai toujours pensé
que cette chanson était un peu trop pauvre pour être un
succès. Voyez-là aussi pauvre que d’autres la voit. Et
puis, je crois que les gens ont un goût assez
sophistiqué malgré tout, alors vous allez me dire :
« C’est Careless Whisper quand même ! ». Et je me
dirai : « Ah ! ». (Rires).
(Careless
Whisper)
GM :
Tu
sais, je préférerais largement écouter Jesus to a
Child, A Different Corner ou même Last Christmas.
Je suppose que je suis conscient de l’absolue naïveté
avec laquelle j’ai écrit Careless Whisper ; mais
évidemment c’est devenu quelque chose de très universel
et cela, je ne le comprends pas ! Mais peu importe, je
suis très reconnaissant envers cette chanson. Tu sais,
si les gens me présentaient à leur grand-mère, ou même à
leur arrière grand-mère si cela se trouve, en tous cas
un parent qui ne me connaît pas, voire une personne qui
parle de moi à son conjoint et qui dit : « George
Michael, tu sais ? Careless Whisper,
‘Tara-rara-tara-ra, tara-rara-ra’ », et ceux-ci
s’exclament : « Ah oui ! ». Je pense que c’est super
d’avoir une chanson de ce type ; mais en même temps,
c’est un peu effrayant de savoir que la chanson préférée
des gens est un truc que tu as écris alors que tu
n’avais que dix-sept ans ! Néanmoins, je suis très fier
de Careless Whisper même si, comme je l’ai dis,
ce n’est pas l’une de mes préférées.
PG :
George Michael, ‘Sold on Song’, merci beaucoup!
GM:
Merci beaucoup également!
END
(Amazing)